Visuel Zéro harcèlement, zéro violences sexuelles et sexistes en Île-de-France

Zéro harcèlement, zéro violences sexuelles et sexistes en Île-de-France

Que ce soit dans la sphère familiale, au sein du couple, dans le monde professionnel ou en société, les violences sexuelles et sexistes s’exercent quotidiennement dans la vie des femmes. Elles se manifestent au travers de paroles, de comportements, d’actes et de gestes.

Si un bon nombre de leviers relèvent de la responsabilité de l’État notamment en matière de police et de justice, la Région a un rôle à jouer pour prévenir les violences, accompagner et soutenir celles et ceux qui en sont victimes. 

Une région écologiste, c’est une région féministe, avec une tolérance zéro pour le harcèlement et les violences en tous genres. 

Les Franciliennes, surexposées aux violences sexuelles et sexistes

Les femmes ne sont pas les égales des hommes dans l’espace public : elles y subissent en moyenne deux fois plus de violences et ce phénomène est exacerbé en Île-de-France. Une francilienne sur trois déclare avoir subi du harcèlement et/ou des violences sexuelles et sexistes contre une française sur quatre.

Si les données concernant la sphère privée sont plus difficiles à obtenir, nous savons qu’à peu près une francilienne sur dix a déjà subi des violences conjugales, chiffre encore une fois supérieur à la moyenne nationale.

L’ensemble des observateurs et les associations de lutte contre les violences conjugales ont constaté une augmentation des agressions intrafamiliales à l’occasion des confinements. Le travail de repérage, de protection et d’accompagnement est aussi devenu de plus en plus difficile. Plus que jamais, la Région doit renforcer son rôle dans la lutte contre les violences sexuelles et sexistes et intensifier son soutien aux associations qui font un travail de prévention et d’accompagnement des victimes. 

Une région féministe !

Ce que nous montrent les mobilisations féministes de ces dernières années, c’est que ces actes de violence sont les expressions les plus aiguës d’inégalités et d’oppressions fortement ancrées dans l’ensemble de la société. Pour lutter contre les violences sexuelles et sexistes, il faut s’attaquer à la culture du viol, aux préjugés sexistes et engager des politiques publiques activement féministes, pour atteindre l’égalité universelle. Faire de l’Île-de-France une région féministe c’est s’assurer que les politiques publiques ne renforcent pas le patriarcat mais au contraire permettent de s’en émanciper. D’où la nécessité par exemple d’instaurer une budgétisation sensible au genre.

Des actions concrètes pour faire reculer les violences

Prévenir les violences sexuelles et sexistes par l’éducation et la sensibilisation

Parce que les violences ne sont que l’aboutissement de préjugés et de rapports de force qui s’ancrent dès le plus jeune âge, il est primordial de sensibiliser et d’éduquer les lycéen·nes à identifier et à combattre ces comportements pour les éviter. En collaboration avec le Centre Hubertine Auclert et les associations féministes, la Région organisera des campagnes de sensibilisation et de formation aux inégalités de genre et au consentement. Nous financerons également des cours d’autodéfense féministes et des ateliers d’éducation aux comportements non-sexistes. Des guides de bonnes pratiques seront également distribués aux équipes pédagogiques dans les établissements scolaires et dans les espaces de loisirs pour leur donner les clés pour réagir, notamment sur les questions de cyber-harcèlement.  

Penser notre société avec des lunettes féministes

En matière d’égalité, la région écologiste sera exemplaire et promouvra la place des femmes dans les institutions et dans l’économie. Une vice-présidente sera nommée à l’égalité femme homme, le budget du conseil régional sera sensible au genre et chaque politique régionale sera analysée sous le prisme de l’égalité. Les aides économiques seront accordées uniquement au regard des résultats obtenus sur l’égalité salariale.

43 % des violences graves faites aux femmes ont lieu dans les transports en commun. Chaque femme doit pouvoir se sentir en sécurité dans l’espace public, et doit pouvoir être libre de circuler librement et sans peur. Nous ferons en sorte que le personnel des opérateurs de transport en commun soit formé sur la réponse aux agressions sexistes. Avec Île-de-France Mobilités, nous créerons des brigades de prévention des violences et de prise en charge des personnes vulnérables.

Les usages genrés seront pris en compte dans l’aménagement du territoire francilien, en particulier pour la construction et la rénovation des bâtiments publics, pour permettre à chacune et chacun de se sentir libre et en sécurité dans l’espace public.

Accompagner et protéger les victimes

En plus du volet préventif, l’accompagnement des victimes de violences peut et doit être coordonné à l’échelon régional.

La Région entretiendra, à travers les organismes qui lui sont liés, un parc de logements spécifiquement dédié à la sauvegarde des personnes victimes de violences, dont la gestion sera concertée avec les services d’État, les départements et les associations compétentes.

Tolérance zéro sur le harcèlement dans les transports : une plainte systématique de la région sera déposée aux côtés et/ou en place des victimes de harcèlement dans les transports. Nous accompagnerons également les associations pour la prise en charge des victimes de harcèlement.

Enfin, dans chaque établissement scolaire, un référent volontaire sera formé pour recueillir la parole des jeunes qui ont été victimes de violences, violences sexuelles ou inceste, et ce dispositif sera adapté aux personnes en situation de handicap.

Photo © Chloé Guilhem

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