Visuel Pour une région féministe

Pour une région féministe

Les écologistes feront de la Région une région féministe en garantissant l’égalité femme-homme, en agissant contre les discriminations liées au genre et en luttant contre toutes formes de violence sexistes et sexuelles, dès le plus jeune âge. 

Le mandat de Valérie Pécresse n’a fait qu’aggraver les choses. Elle n’a cessé de réduire les budgets alloués à la défense des droits des femmes qui sont encore victimes de nombreuses discriminations : en moyenne les Franciliennes gagnent 18,5% de moins que les hommes de la région et ⅓ d’entre elles déclare avoir subi au moins un fait de harcèlement sexiste ou sexuel dans les espaces publics. 

La Région écologiste sera exemplaire dans son fonctionnement. Une vice-présidence à l’égalité femme-homme veillera à ce que chaque politique soit analysée sous le prisme du féminisme et nous mettrons en place une budgétisation sensible au genre. 

Sensibiliser les jeunes aux inégalités de genre 

La lutte contre les inégalités femme-homme requiert un travail d’éducation dès le plus jeune âge.  Nous travaillerons en étroite collaboration avec les équipes pédagogiques et au plus proche des lycéen·nes pour construire une société féministe. 

Nous organiserons des campagnes de sensibilisation aux inégalités de genre et à la lutte contre les violences en associant le Centre Hubertine Auclert et les associations féministes. Nous financerons des ateliers d’éducation à des comportements non-sexistes et des groupes de paroles entre jeunes autour du féminisme et des identités LGBTQ+. Nous veillerons à agir particulièrement contre le cyberharcèlement et nous distribuerons massivement des outils tels que le violentomètre dans chaque établissement scolaire dès la rentrée 2021. 

Une région qui promeut la place des femmes dans l’économie et qui prend soin de leur santé 

Le Conseil régional doit promouvoir la place des femmes dans l’économie, notamment en conditionnant les aides économiques à des résultats en matière d’égalité. Nous appuierons la féminisation de certains métiers grâce à la formation professionnelle et une aide spécifique sera accordée à l’entrepreneuriat féminin. Des campagnes de testing seront menées pour prévenir les discriminations sexistes, racistes, validistes et LGBTQphobes à l’embauche dans les entreprises. Nous organiserons des “Assises de la parentalité” pour promouvoir une meilleure répartition des tâches éducatives entre les parents. 

Pour lutter contre la précarité menstruelle, des protections périodiques réutilisables (mooncups, serviettes lavables…) seront distribuées en complément des protections jetables, ainsi que des urinoirs lavables aux jeunes entre 13 et 25 ans et aux personnes en situation de précarité. 

Les dispositifs d’accès à la contraception et à l’avortement seront renforcés et la Région organisera des campagnes d’information. Nous renforcerons notre partenariat avec l’Agence régionale de santé pour organiser des campagnes de sensibilisation contre les violences gynécologiques et obstétriques et favorisant la prise en charge bienveillante de tous les publics. 

Un aménagement du territoire féministe et une politique du logement à l’écoute des femmes 

L’espace public a été historiquement aménagé par et pour les hommes. Une femme sur deux se sent en danger dans les transports en commun en Île-de-France, un chiffre deux fois plus élevé que pour les hommes. Il faut renforcer en priorité les dispositifs de sécurité pour que les femmes puissent se déplacer sans subir d’agressions sexistes, physiques ou morales. Nous tenterons de prendre en compte au maximum les usages genrés des bâtiments et notamment la surface des toilettes dans les rénovations et construction de lycées. 

En matière de logement, nous pioriserons l’attribution des logements sociaux aux femmes victimes de violences, aux mères célibataires et aux femmes en situation de précarité. Des logements seront mis à disposition des associations pour l’hébergement des personnes échappant aux violences conjugales ou intrafamiliales, qu’elles soient sexistes ou LGBTphobes. 

Nous soutiendrons la création de résidences intergénérationelles et de résidences participatives pour femmes âgées (telles que la maison des Babayagas de Montreuil). 

La Région, résolument engagée contre les violences sexistes et sexuelles

En association avec l’ensemble des programmes de prévention, de sensibilisation (dans les lycées, le monde associatif, auprès du grand public) et des formations (agents de la Région, opérateurs d’IDFM Mobilités, collectivités et entreprises), la Région mènera également des interventions concrètes pour venir en aide aux personnes victimes de violences intrafamiliales, sexistes et sexuelles. 

Dans les transports, les systèmes d’alerte seront améliorés et des dispositifs coopératifs seront déployés. Les agents de sécurité seront formé·es à la prise en charge des victimes et à la prévention des agressions. La Région se portera partie civile en cas d’agression dans les transports, accompagnera les victimes dans les démarches juridiques et pourra porter plainte en lieu et place des victimes. 

Sur le modèle des centres de crise espagnols et encouragés par la Convention d’Istanbul, un, puis des centres d’accompagnement d’urgence des victimes de violences sexuelles seront créés. Ouverts 24/24h et 7j/7, ils disposeront d’une équipe pluridisciplinaire pour un accompagnement social, juridique et psychologique d’urgence des victimes de violences sexuelles à n’importe quelle heure de la journée. Ce centre pourrait réaliser des examens médico-légaux sur place en cas de violences sexuelles et la victime pourrait, si elle le souhaite, porter plainte sur place auprès d’un.e agent.e de police formé.e. Une offre d’hébergement d’urgence pour les victimes serait aussi disponible. Couplée à la proposition de bons de taxi pour se rendre gratuitement à n’importe quelle heure au centre, cette mesure permettrait une prise en charge intégrale et d’urgence des victimes de violences sexuelles.

Retrouvez nos propositions pour lutter contre les violences sexuelles et sexistes.

Retrouvez notre tribune à l’occasion de la journée mondiale contre l’homophobie, la transphobie et la biphobie.

Photo © Chloé Guilhem

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Élections régionales - Juin 2021