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Relocaliser l’économie

L’Île-de-France est une zone économique en forte croissance, très attractive et occupe une place enviable dans le système économique international. Pour autant, elle est marquée par des inégalités territoriales qui ne cessent de s’aggraver. Ainsi certains territoires sont marqués par des transformations profondes liées à la tertiarisation de l’économie quand d’autres sont marqués par la désindustrialisation et la relégation. Dans les zones les plus marquées par la pauvreté, la promesse de création d’emplois est un argument incontestable pour porter n’importe quel projet d’aménagement même s’il est néfaste. 

Le taux de chômage est plus bas en Île-de-France que dans le reste du pays. Cependant, les emplois sont principalement des emplois très qualifiés, qui attirent des travailleurs de toute la France mais restent fermés aux classes populaires. Le chômage touche 1 million de personnes fin 2020, dont 755 000 catégories A (+100 000 en un an). Si certains territoires sont très dynamiques, d’autres sont marqués par une désindustrialisation ininterrompue depuis plusieurs décennies qui s’ajoute à des phénomènes de relégation territoriale.  

Le Conseil régional doit mener une politique volontariste de relocalisation et de soutien à l’emploi. Nous voulons relancer les emplois d’insertion en environnement supprimés par la droite et doubler le nombre de bénéficiaires de l’insertion par le travail. L’emploi associatif sera relancé avec la réapparition des emplois tremplins. De nombreux dispositifs locaux de mise en réseau des acteurs et de soutien à l’emploi seront soutenus : territoires zéro chômeurs de longue durée, droit à un emploi vert, pôles territoriaux de coopération économique… 

L’économie Francilienne est en crise, elle ne répond pas aux besoins des habitant·es, elle se montre extrêmement vulnérable aux chocs conjoncturels, et elle entretient des bulles spéculatives par ailleurs contributrices des dérèglements climatiques.

Les secteurs qui peuvent accélérer la transition écologique, relocaliser l’économie et soutenir de nombreux emplois non délocalisables doivent être au cœur de la relance : rénovation énergétique des bâtiments, énergies renouvelables, mobilité durable, agroécologie. Cette relance doit aussi s’attacher à transformer durablement les secteurs structurants de l’économie française aujourd’hui fortement impactés par la crise, comme le tourisme, ou ceux dont la nécessité vitale s’est affirmée, comme la santé, à travers la résorption des déserts médicaux.

Une intervention territoriale spécifique sera adoptée pour engager la transition des territoires exclusivement dépendant d’activités climaticides et des diagnostics climatiques seront réalisés avec les acteurs économiques, filière par filière. Nous ciblerons notamment l’industrie pétrolière comme la raffinerie de Grandpuits mais aussi l’industrie automobile et aéronautique. Un revenu de transition écologique permettra aux salarié·es de se reconvertir volontairement vers d’autres secteurs. 

Nos engagements

01. Deux-cent mille emplois grâce à la transition écologique

Les secteurs qui peuvent accélérer la transition écologique et soutenir de nombreux emplois non délocalisables doivent être au cœur de la relance : rénovation énergétique des bâtiments, énergies renouvelables, mobilité durable, agroécologie. Cette relance doit aussi s’attacher à transformer durablement les secteurs structurants de l’économie française aujourd’hui fortement impactés par la crise, comme le tourisme, ou ceux dont la nécessité vitale s’est affirmée lors de la crise, comme la santé, à travers la résorption des déserts médicaux.

La Région a pour compétence la direction du développement économique sur son territoire. Elle est à ce titre tout à fait légitime pour conduire une politique de relance qui réponde aux besoins des habitantes et des habitants. Nous portons la vision d’une économie au service des Franciliennes et des Franciliens.

La relance économique francilienne ciblera en priorité

  • La santé, le soin et le lien
  • La rénovation énergétique des bâtiments résidentiels et tertiaires,
  • La production d’électricité et de chaleur renouvelables,
  • Les transports ferroviaires et transports en commun,
  • Les transports individuels (voiture électrique, hybride, et vélos),
  • L’agriculture biologique.
  • Le tourisme
 durable
  • l’économie circulaire et la réduction des déchets 
Fablab_3_052021©PhilippeLabrosse

Selon les estimations réalisées par le cabinet EY pour le WWF, ces secteurs peuvent créer, dans le cadre d’un plan de relance national de 14 milliards d’euros plus de 170 000 emplois dès 2022. La Région, seule peut déjà beaucoup et nous visons la création de 200 000 emplois verts d’ici 2028.

La compétence formation professionnelle sera particulièrement mobilisée à ce titre. Les métiers de demain comme l’agriculture, la valorisation de matériaux ou l’action sociale, à tout niveau de qualification, seront valorisés pour susciter des vocations. L’accès à la formation professionnelle sera favorisé par la mise à disposition de logements, l’attribution d’un revenu de transition écologique. Les lycées, avec les GRETA seront mobilisés pour élargir l’offre de formation dans tous les territoires. La territorialisation de l’offre de formation professionnelle sera élaborée de manière concertée avec les organismes concernés, les structures d’insertion et d’orientation, le CREFOP et le CESER.

02. Une économie au service des besoins de la population

Les associations, coopératives, mutuelles, entreprises à but social sont des structures qui embauchent, fournissent des biens et services essentiels à la population et mettent les besoins avant les profits. C’est sur ces secteurs que nous voulons nous appuyer pour relocaliser l’économie francilienne, au plus près des lieux de vie. En rétablissant les contrats aidés supprimés par la droite, nous voulons soutenir les initiatives locales et aider les activités d’intérêt général. 

Pour développer une économie utile, dans les quartiers et dans les villages, nous triplerons le nombre de pôles territoriaux de coopération économiques qui auront accès aux marchés publics et recevront des subventions directes pour leur contribution à la revitalisation des territoires. 

03. Prévenir, gérer et réutiliser les déchets 

Le déchet le moins polluant et le moins coûteux est le déchet qui n’est pas produit. Les écologistes mettent en place une stratégie globale de prévention et de réduction des déchets à la source en révisant le document régional de gestion des déchets (PRPGD) et en  mettant en place des plans de lutte contre la surconsommation (par exemple, remplacer progressivement la dépendance à la grande distribution par un renforcement des AMAPs et des marchés de producteurs : autant d’AMAPs que de Franprix en Île-de-France). 

La Région est chargée de la planification des déchets des particuliers et des collectivités. La Région Île-de-France a un nombre de poubelles déficitaire, il faut les doubler pour que chaque Francilien·ne puisse accéder facilement à infrastructure de tri. Nous mettrons en place une filière de traitement des biodéchets privilégiant les plateformes de compostage plutôt que les méthaniseurs. 

Aujourd’hui, la part de l’économie circulaire dans l’économie globale ne représente que 10%. Pourtant, le secteur de la réparation crée 200 fois plus d’emplois que celui de l’incinération et du stockage. Les écologistes veulent détourner 30 millions de déchets gâchés par an en Île-de-France pour en faire de véritables ressources pour la Région. Nous voulons structurer la filière de l’économie circulaire en ciblant des secteurs clefs comme le textile ou  le bâtiment. 

Fablab_5_052021©PhilippeLabrosse

04. Tourisme

Le secteur du tourisme a été profondément impacté par la crise du Covid. Les aides apportées par l’État et la Région, ont permis de limiter les dégâts mais un véritable travail de fond doit être engagé pour réduire notre dépendance aux voyages internationaux et entamer la transition vers un tourisme durable. Les élu·es écologistes du Conseil Régional déposent depuis des années des amendements pour verdire ce secteur, notamment en proposant de multiplier les accès ferroviaires de la Région et de développer le vélotourisme. 

L’Île-de-France attirera toujours des voyageurs étrangers, mais nous voulons réduire la part du tourisme, de masse, basé sur le trafic aérien, qui dicte la politique de la ville et abîme nos territoires. Nous voulons donner envie aux Francilien·nes de visiter leur Région, en mettant en avant un potentiel, moins connu  : randonnées, rivières, villages typiques etc. 

Le tourisme doit adopter une approche comparable à celle que nous mènerons dans d’autres secteurs : accompagner les entreprises et les salarié·es dans leur transition, en conditionnalisant les aides économiques, soutenant les acteurs qui s’inscrivent dans la trajectoire des Accords de Paris et en formant les personnels. Avec les écologistes, l’agence régionale Visit Paris Region profitera d’abord aux Francilien·nes, elle aura pour rôle de travailler avec tous les acteurs à un nouveau tourisme plus inclusif, plus respectueux de l’environnement, et encore plus riche de découvertes culturelles !

Nos propositions

Un Green New Deal pour relocaliser l’économie

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Chantier isolation en Essonne

Les prochaines décennies seront une période de bouleversements économiques pour l’Île-de-France. La Région, comme l’ensemble des pouvoirs publics doit agir pour accompagner la transition écologique des secteurs d’activité et développer une économie de proximité, relocalisée et non polluante. Cette transition ne doit pas se faire à tout prix. Les aides apportées par la Région seront critérisées en fonction de la durabilité des activités, soit de la compatibilité avec les Accords de Paris, le respect de l’égalité femme homme, ou encore les obligations d’accessibilité et d’emploi de personnes en situation de handicap, en négociant avec les partenaires du CESER. 

  • 3 milliards d’euros pour la relance économique 
  • Cibler les secteurs essentiels pour répondre aux besoins de la population par un small business act régional, l’accessibilité des marchés publics (en passant notamment par leur allottissement) et la critérisation des aides économiques
  • Fonds de confiance vert de 500 millions d’euros à capital patient pour accompagner les entreprises dans la transition avec un service public de diagnostic et d’accompagnement dans la transition
  • Orienter les investissements vers le développement d’une économie “basse technologie” au service des besoins du territoire
  • Préparer la transition du secteur aéronautique et instaurer un moratoire sur l’extension des aéroports 
  • Rendre, enfin, les fonds européens accessibles avec la mise en place de brigades régionales de suivi des dossiers, qui accompagneront les bénéficiaires de la constitution du dossier jusqu’au reporting final.
  • Miser sur la coopération des acteurs économiques et multiplier les pôles territoriaux de coopération économique pour l’emploi et l’activité en ciblant prioritairement les territoires touchés par le chômage. Réaliser un diagnostic de sortie de crise par bassin d’emploi et zone cohérente emplois-transports-logements pour repérer les besoins et les opportunités.
  • Stratégie foncière, commande publique ciblée, plafonnement des baux commerciaux pour soutenir le commerce dans nos villages et les PME
  • Faire de l’EPFIF et de Choose Paris Region des instruments de relocalisation de l’économie
  • Organiser la transition de la logistique pour rationaliser le fret routier en mutualisant les volumes transportés par la route, développant le fret ferroviaire et le fret fluvial à gabarit constant, soutenir l’installation d’entrepôts de taille moyenne en zone dense pour des ruptures de charge efficaces et une substitution des camions et camionnettes diesel par la cyclo-logistique et les véhicules électriques.

30 000 emplois aidés pour l’économie sociale et les associations

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Les écologistes sont en mesure de créer deux cent mille emplois en cinq ans grâce au développement des activités économiques utiles : métiers du soin et du lien, réinvention des transports, rénovation globale du bâti, production d’énergie, agriculture et tourisme. 

  • Plan de relocalisation de l’économie francilienne avec un bonus systématique de 20% pour les structures relevant de l’économie sociale et solidaire.
  • 25% de la commande publique réservée pour l’ESS
  • Abaisser le seuil du schéma de promotion des achats publics socialement responsables supérieurs à 50 millions d’euros pour les organismes dépendant de la Région et associer les entreprises inclusives et de l’ESS à son élaboration. Publication d’un reporting des achats publics. 
  • S’appuyer sur l’économie sociale et solidaire pour transformer l’économie francilienne : réserver des marchés publics aux structures, réinstaller le centre de ressource francilien de l’ESS
  • Création d’emplois dans les métiers de la réparation et du réemploi
  • Plan de relocalisation de l’économie francilienne ciblant les secteurs répondant aux besoins de la population (BTP, agriculture, ESS etc.) 
  • Abonder les dispositifs d’aide à l’emploi associatif et faire renaître des dispositifs de soutien économique spécifiquement dédiés à l’ESS
  • Revenir à une politique de contractualisation de moyen terme avec les associations plutôt que de multiplier les appels à projets chronophages, contradictoires et générateurs de précarité économique. Le rapport entre subventions de fonctionnement et d’investissement sera inversé pour soutenir l’emploi en priorité.
  • Le soutien aux emplois insertion en environnement, qui existait jusqu’en 2016, sera rétabli et associé au Revenu de transition écologique.

Expérimenter le revenu de la transition écologique

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Les écologistes veulent expérimenter le revenu de la transition écologique pour permettre aux salarié·es et chômeur·es des entreprises climaticides de se reconvertir. La formation professionnelle sera orientée vers des secteurs d’avenir, véritablement utiles aux Francilien·nes. 

  • Expérimenter le droit à un emploi vert et soutenir la création d’au moins 10 territoires “Zéro chômeur de longue durée”
  • Réallocation de la formation professionnelle vers les secteurs d’avenir : 3 milliards en six ans
  • Généraliser la logique du dispositif national “transitions collectives” (Transco) pour anticiper les mutations des bassins d’emploi.
  • Garantir une offre de formation accessible à 30 minutes maximum de chez soi par un maillage territorial prenant en compte le temps de transport, en mobilisant le bâti régional et les lycées.
  • Les écoles de la deuxième chances et les missions locales seront soutenues à la hauteur des besoins et leurs subventions seront revalorisées pour compenser la baisse intervenue depuis 2016
  • Rétablir une aide à la formation pour les salarié·es en la bonifiant pour celles et ceux qui s’orientent ou se reconvertissent vers les secteurs jugés stratégiques pour la transition écologique. Valorisation des dispositifs de certification des compétences acquises par l’expérience professionnelle.
  • Garantir un service public de l’orientation efficace et accessible sous forme de guichet unique localisé centralisant l’ensemble des acteurs de l’orientation
  • Favoriser l’accès à la formation professionnelle des publics fragiles: personnes en situation de handicap, chômeur·ses de longue durée, personnes placées sous main de justice, etc
  • Afin de favoriser la formation professionnelle et l’apprentissage dans le secteur du spectacle vivant, nous soutiendrons la réalisation d’un diagnostic territorial dans le cadre du CPRDFOP (Contrat de Plan Régional de Développement de la Formation et de l’Orientation Professionnelle) de la Région, afin de mieux identifier les formations aux métiers artistiques et culturels. Nous aiderons également au développement et à l’identification des offres et réseaux d’apprentissage dans le secteur du spectacle.

Accompagner nos agriculteurs·trices d’aujourd’hui et de demain : maintenir les revenus, tripler les emplois

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L’agriculture est un secteur d’avenir. Nous voulons protéger nos agriculteurs en conservant leurs terres et en contribuant à développer cette filière essentielle aux besoins des Francilien·nes. 

  • Assurer un revenu juste aux agriculteurs·trices
  • Investir de manière stratégique dans le foncier agricole en créant un outil de stockage du foncier (foncier public régional et coopératives foncières citoyennes) pour préserver les terres et faciliter l’installation des agriculteurs·trices. Agir au sein de la SAFER pour promouvoir l’agriculture paysanne. Les groupements d’agriculteurs seront encouragés.
  • Soutenir les légumeries de proximité et autres ateliers de transformation intermédiaire par des aides à l’installation et à l’équipement
  • Former la nouvelle génération de paysan·nes grâce à l’ouverture d’au moins deux nouveaux lycées publics agricoles à l’issue du mandat et prioriser l’installation en agriculture biologique.
  • Accélérer la féminisation du secteur à travers les formations, la mise en réseau et un plan spécifique d’aide à l’installation (notation qui permet de favoriser les femmes dans les appels à projet, budget sensible au genre)
  • Utiliser le levier du fonds européen agricole pour le développement rural (FEADER) qui permet à la Région de financer des projets : réforme foncière, retour des productions maraîchères et d’un élevage non intensif, abandon des produits toxiques
  • Utiliser les documents de planification opposables pour interdire les changements de destination des terres agricoles
  • Travailler avec la SAFER et d’autres foncières pour acquérir du foncier agricole et sécuriser des installations d’agriculteurs/trices.

Faciliter le tri sélectif, mieux gérer nos déchets

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L’économie circulaire est au cœur des besoins des territoires. Elle permet de développer des emplois locaux en utilisant des biens dont la gestion est coûteuse et difficile. D’ici à 2027, si on ne fait rien, 1 milliards d’euros seraient alloués à l’augmentation des capacités d’incinération. Les écologistes préfèrent que cet argent serve à développer ce type de commerce, bon pour le climat et bon pour les emplois. Tous les déchets organiques doivent être triés et valorisés et l’économie circulaire valorisée dans le Plan Régional de Prévention et de Gestion des déchets. 

  • Rendre le tri plus accessible : 1 déchèterie pour 1150 habitants (au lieu d’1 déchèterie pour 2300)
  • Une ressourcerie pour 10.000 habitant·es. Équiper les plus fragiles en numérique à tarif solidaire
  • Développer le vrac et la consigne en soutenant les initiatives locales et en aboutissant à une filière régionale de consigne pour le réemploi, en particulier pour les bouteilles et les bocaux en verre : financement pour l’installation de nouvelles infrastructures, multiplication des points de collecte et aides financières pour les opérateurs
  • Structuration de filières de la réparation et du réemploi  en priorité pour le textile, l’ameublement, les EEE et le BTP
  • Plan de lutte contre le gaspillage alimentaire et généralisation du compostage des déchets de la restauration, y compris collective
  • Compostage de proximité dans les lycées et accompagner les communes qui souhaitent mettre en place ce dispositif dans leurs écoles primaires
  • Plateforme de compostage pour les restaurateurs 
  • Financer des études pour déployer la tarification incitative en matière de gestion des déchet, mise en place en 2030
  • Zéro enfouissement en Île-de-France dès le début de la mandature 
  • Abandon progressif de l’incinération, y compris en valorisation énergétique
  • Zéro installation de tri mécano biologique
  • Un Région exemplaire : zéro plastique jetable au siège de la région, dans les lycées et dans toutes les agences régionales. Inscription dans la commande publique de critères privilégiant les contenants réemployables et les produits conditionnés dans des emballages réemployés
  • Des cantines sans plastique : sortir du plastique et des contenants à usage unique pour la restauration collective d’ici 2025 en Île-de-France, en anticipation de l’article 28 de la Loi Galim
  • Participer à l’organisation de campagnes de sensibilisation sur l’impact du jetable et encourager la promotion des solutions de réemploi
  • Nous soutiendrons des pratiques innovantes et collaboratives pour le stockage du matériel artistique pour les compagnies, comme la mutualisation d’aires de stockage et de stationnement, et accompagnerons le développement du recyclage des matériaux artistiques et de ressourceries culturelles pour le réemploi des matériaux et décors réutilisables.
  • Nous encouragerons, dans le secteur artistique et du spectacle, la prise en compte de l’impact environnemental et le développement de pratiques éco-responsables (achats de matériel non jetable, démarche éco-responsable), et soutiendrons la formation des acteurs du secteur culturel à la transition écologique et aux démarches éco-responsables.

Small (& social) business act

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Les PME et les initiatives d’entrepreneuriat social, d’économie locale, sociale et solidaire doivent être prioritairement soutenues par rapport aux grands groupes chasseurs de subvention, qui réalisent des profits, font de l’optimisation fiscale et ne protègent pas l’emploi.

  • Les marchés publics doivent être allotis pour que des PME, des groupements d’acteurs de l’ESS puissent y concourir. La commande publique doit être la plus encourageante possible pour les acteurs du territoire, qui font vivre l’économie locale, dans le respect des réglementations existantes. Nous instaurerons une clause de 25% pour l’ESS et de 15% pour l’insertion dans la commande publique
  • Soutenir et accompagner les TPE-PME pour la formation des salariés à la cybersécurité, la montée en compétences d’une fonction de responsable de la sécurité des systèmes d’information et la réalisation d’audits de sécurité ; Créer une plateforme composée de professionnels de la cybersécurité pour conseiller et accompagner les entrepreneurs franciliens 24h/7j
  • Renforcer les collaborations entre les pôles d’innovation franciliens et les TPE-PME, afin que le financement de l’innovation et la R&D ne soit pas uniquement tourné vers les grandes entreprises ; Offrir aux TPE-PME un accompagnement en matière de R&D et de financement de l’innovation ; Développer des partenariats entre les acteurs économiques et les universités et centres de recherche scientifique
  • La Région, à travers l’Établissement public foncier d’Île-de-France (EPFIF) notamment et les aménageurs sur lesquels elle a de l’influence, comme Grand Paris Aménagement, doit élaborer une vraie stratégie foncière de relocalisation. Le foncier est rare, cher et ciblé par des acteurs disposant de capitaux immenses. L’action publique doit avoir pour but de prioriser l’accès au foncier pour la construction de logements accessibles, la protection des terres naturelles et agricoles mais aussi soutenir l’installation d’activités de production ou de logistique. Par exemple, il faut dans toute la petite couronne un réseau d’entrepôts du dernier kilomètre qui permette une rupture de charge fret ferroviaire / cyclologistique. La Région doit aider à l’installation d’une ressourcerie tous les 10 000 habitants pour créer de l’emploi, lutter contre la production de déchets et permettre à chacun·e de se réapproprier sa consommation

Promouvoir le tourisme responsable, locale et solidaire

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Le tourisme doit être une activité inclusive qui implique les locaux dans la visite de leur territoire et donne à chaque enfant la possibilité de partir en vacances. Les écologistes promeuvent un tourisme local et durable, écologique, solidaire et responsable, en particulier à destination de la population francilienne.

  • Proposer des tarifs sociaux et solidaires à l’entrée des bases de loisirs et lieux culturels et dans les transports faisant la promotion d’offres existantes : base de loisirs, parcs naturels régionaux, campings, plages, balades, accueil chez l’habitant, propositions de visites et d’activités de proximité
  • Développer des partenariats avec l’ensemble du tissu associatif pour permettre notamment aux personnes précaires de profiter de ces lieux de détente et pour organiser des sorties
  • Promouvoir un tourisme responsable en cohérence avec les objectifs en matière de développement du commerce équitable et de coopération décentralisée 
  • Dans chacune des bases de loisirs, seront développées des offres d’hébergement par la création de tiers lieux pour le répit des familles et personnes concernées par le handicap.
  • Soutien aux activités de tourisme bénéficiant avant tout aux communautés d’accueil, à la protection des ressources naturelles et de l’identité culturelle des populations hôtes ….et garantissant que l’essentiel des bénéfices de l’activité restent dans le pays d’accueil
  • Éviter que la métropole concentre l’essentiel de l’activité touristique : recenser, promouvoir et faire connaître l’ensemble de l’offre touristique locale, en particulier rurale, et respectueuse de l’environnement départemental et régional
  • Renforcer les soutiens aux initiatives locales, publiques et privées, développant des accueils et activités touristiques durables
  • Définir avec les habitants les conditions pour réussir à trouver le bon équilibre pour faire cohabiter ensemble la société, le citoyen et le touriste
  • Recenser toutes les formes de tourisme durable franciliennes, définir des outils pour les promouvoir et favoriser leur mise en marché « du local au national »
  • Soutien aux projets des communautés locales publics et privés : outil de promotion et de mise en marché “du local au national”, via des opérateurs locaux, ou en direct via le CRT et les CDT
  • Recenser l’ensemble des opérations de jumelage et de co-développement entre les collectivités territoriales départementales et régionales et les collectivités territoriales des pays émergents ; en s’appuyant sur des opérateurs existants, en France et dans les pays concernés
  • Tous les documents d’accès à la culture et aux lieux touristiques comprendront, en lien avec Visit Paris Region, des moyens d’information pour les handicaps sensoriels, dont le “facile à lire et à comprendre” (FALC).

Élections régionales - Juin 2021