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Se déplacer et se loger

La répartition des habitats de la Région est très inégalitaire certaines zones bénéficient de l’ensemble des services (desserte, emplois, commerces, loisirs…) quand d’autres concentrent les difficultés. L’espace public est hostile aux femmes. À l’Ouest, malgré de nombreux bureaux vides, les promoteurs multiplient les projets de construction tandis que l’Est concentre la majorité des logements parfois vétustes ou surpeuplés. Il est urgent de remédier aux cloisonnements géographiques et sociaux. L’Île-de-France doit passer d’une méthode d’aménagement prédatrice, basée sur le béton et le profit à court terme à une approche d’équité et d’équilibre, qui fait de la place à la nature dès la conception des projets. 

La séparation du territoire entre zones d’emplois et de logements, source de déplacements subis, doit être résolue. L’Île-de-France dispose d’un bon réseau de transports en commun, qui permet à des millions de passagers de ne pas dépendre d’un véhicule individuel. Cependant, ces transports sont souvent encombrés et souffrent d’un déficit d’investissements après cinq ans de mauvaise gestion par la droite. Le réseau de transports du quotidien doit être renforcé : fiabilité, fréquence, confort, sécurité. La grande couronne ne doit plus être condamnée à la voiture et chaque Francilien·ne doit avoir accès à un transport en commun à 15 minutes de chez soi. Il faut passer d’une logique d’infrastructures lourdes, à des offres plus légères, plus adaptées et adaptables aux caractéristiques de chaque territoire. 

Les déplacements doivent pouvoir être choisis plutôt que subis et plus personne ne doit être dépendant d’une voiture individuelle. 

Les deux tiers de nos déplacements font moins de cinq kilomètres et la marche est le mode de déplacement le plus utilisé. Nous investirons 100 millions d’euros pour aider les communes à favoriser des déplacements piétons sécurisés, confortables, et accessibles. Nous voulons faire de notre région la première région européenne du vélo. Les déplacements doux ne consomment pas d’énergie, n’émettent pas de pollution et améliorent la santé globale. En zone dense, nous voulons passer de 2% à 20% des déplacements à vélo. La Région doit pouvoir être traversée intégralement à vélo de manière sécurisée. Les secteurs de la fabrication, de l’entretien et de la logistique cyclable créeront des milliers d’emplois verts.

Après un an de crise sanitaire, le mal-être des Franciliennes et Franciliens s’est traduit par de nombreuses envies de départ et de déménagement. C’est le signe à la fois d’un déséquilibre actuel et d’une opportunité pour un autre aménagement qui réserve plus de place aux espaces naturels, aux services de proximité.

Nos engagements

01. Des transports fiables, sûrs et accessibles à 15 minutes de chez soi 

La question des déplacements est centrale pour les Franciliennes et Franciliens  et a une incidence directe sur leur qualité de vie. L’inconfort dans les transports en commun participe de la volonté de 56% des Francilien·nes de quitter la région. Le Conseil Régional est responsable de l’organisation de la mobilité et a le pouvoir de faire évoluer nos types de mobilités, notamment en encourageant les mobilités douces, meilleures pour notre santé et le climat. 

Il est urgent que le réseau existant offre un service de qualité aux usager·ères. Les écologistes réorientent les politiques budgétaires pour améliorer en priorité la desserte, l’accessibilité, la fiabilité et le confort des transports du quotidien.  Nous encourageons aussi les projets d’extension de lignes de tramways et de métro lorsqu’elles représentent une réelle plus value pour les habitant·es. 

Pour assurer une desserte plus fine du territoire, sans artificialiser les sols de la Région, les écologistes mettent en place de nouvelles lignes de bus, notamment en grande couronne. Elles seront pensées en lien avec les nouvelles réalités de déplacements dues aux projets d’extension de ligne. Un service de qualité c’est aussi un service qui s’adapte aux besoins de chacun·e. A ce titre, les zones et les plages horaires du transport à la demande seront étendues et l’offre de transports adaptée (PAM), distincte selon les départements.  Les liaisons interrégionales et le développement des “petites lignes” seront soutenus par la Région pour sortir à terme de la dépendance à l’automobile.

L’intermodalité, au cœur des propositions de la Convention Citoyenne pour le Climat, est la doctrine des transports du futur. Les écologistes accompagnent cette dynamique grâce à Navigo +, un abonnement unique qui donnera accès à une vingtaine de transports. Faciliter l’intermodalité c’est aussi encourager les mobilités douces en permettant aux Francilien·nes de terminer leurs déplacements par le vélo du dernier kilomètre, comme cela se fait aux Pays Bas. Des études et expérimentations de services de transport fluvial décarboné seront réalisées dans le cadre de cette intermodalité cyclable.

Nous voulons que les Francilien·nes puissent choisir leurs déplacements. Les écologistes réduisent la part de déplacements subis en déconcentrant les services et les activités. 

02. Un logement digne et confortable pour tous·tes 

Un·e habitant·e de l’Île-de-France sur dix est mal logé. Absence de domicile personnel, difficultés d’accès au logement, mauvaises conditions d’habitat… le confinement et la crise sanitaire ont rendu visibles et souvent aggravé nombre de ces situations déjà critiques.

Les loyers ne sont pas suffisamment encadrés et les familles subissent les effets d’une bulle spéculative : le prix moyen de location dans le parc privé est supérieur de 26% à la moyenne nationale. Les écologistes investissent dans le logement social afin que chacun·e puisse se loger confortablement et dignement. 

Pour lutter contre le sans-abrisme et pallier la saturation des services d’hébergement, la Région écologiste mettra en place les dispositif “un logement d’abord” qui permettra de loger les Francilien·nes les plus vulnérables de façon durable, avec un bail, une clef et un accompagnement social. La Région entretiendra, à travers les organismes qui lui sont liés, un parc spécifiquement lié à la sauvegarde des personnes victimes de violences, dont la gestion sera concertée avec les services d’État et les associations compétentes.

La précarité énergétique participe au mal logement des Francilien·nes. La Région écologiste lancera un plan global de rénovation thermique et énergétique des logements, avec avance des frais pour les plus vulnérables, pour faire des économies sur sa facture et lutter contre le changement climatique. 

Montrouge_Logement_5©PhilippeLabrosse

03. Une Région sûre et apaisée 

Ces derniers mois, l’Île-de-France a été le théâtre de plusieurs faits-divers tragiques. Les causes de l’escalade de la violence dans notre région sont multiples et profondes. Aujourd’hui, plus que jamais, il est indispensable de prendre le problème à la racine et de comprendre que le courage politique est celui d’un changement de méthode.

La sécurité n’est pas une compétence de la Région en tant que telle mais est liée à certaines de ses prérogatives telles que les lycées, les transports, l’aménagement du territoire etc. Nous refusons de participer à la surenchère sécuritaire orchestrée par la droite en proposant des mesures liberticides et de surveillance de masse. A d’autant plus forte raison que c’est à cette droite que nous devons la suppression de 11.000 policier-es et l’abandon de la police de proximité.

Les écologistes militeront pour que la Police nationale renforce ses effectifs de manière durable en Ile de France. Mais nous pensons que cette question ne peut être traitée uniquement sous le prisme de la répression. Au contraire, il faut privilégier la prévention de violences et envisager la sécurité de façon globale en portant le projet du bien être et de l’apaisement, comme l’envisageait le Plan Borloo.

Nos propositions

Un logement pour tous : 100 millions par an pour le logement social

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Pour répondre aux besoins des Francilien·nes, prévenir et lutter contre le sans-abrisme, la Région écologiste investira dans les logements sociaux. Le Conseil Régional veillera à répartir de façon équilibrée ce parc sur l’ensemble du territoire pour éviter que certaines régions concentrent l’ensemble des difficultés sociales. 

  • Investir 100 millions d’euros par an d’euros par an pour le logement social, très social et étudiant
  • Appuyer les dispositifs de logement d’abord pour les personnes en grande vulnérabilité
  • Rééquilibrer le logement social en Île-de-France en conditionnant les aides au respect de la loi sur la construction de logements sociaux 
  • Réinvestir le comité régional de l’habitat et de l’hébergement pour promouvoir la construction de logements répondant aux besoins de la population et résoudre la crise du logement
  • Accroître les aides de la région en faveur de la rénovation des copropriétés dégradées
  • Doter les missions locales et les comités locaux pour le logement des jeunes des moyens nécessaires à l’information des jeunes sur leur droit au logement et renforcer les dispositifs leur permettant d’y accéder. Création de structures d’habitat collectif pour les jeunes et intergénérationnels.
  • Mobiliser un parc intercalaire pour le logement et l’hébergement
  • Entretien d’un parc spécifiquement lié à la sauvegarde des personnes victimes de violences, dont la gestion sera concertée avec les services d’état et les associations compétentes
  • Réserver des places en structures d’hébergement pour les jeunes en rupture familiale
  • Mettre en place d’un fonds de résorption des bidonvilles en complément de l’État
  • Allocation de fonds régionaux pour lutter contre le racisme environnemental qui touche les « Voyageurs » et les personnes vivant en bidonvilles. Politique de diagnostic et de mise aux normes “habitat léger” des aires d’accueil des gens du voyage, souvent situées loins des centres de vie et à côté de déchetteries, d’industries et d’infrastructures polluantes. Travaux de recherche sur les évaluations d’impact sur la santé. Protection de toutes les personnes face aux risques chimiques et à la pollution de l’air. 
  • Financer la transformation de bureaux vides en logement , lieux d’activités ou hébergement
  • Soutenir les intercommunalités qui mettent en œuvre l’encadrement des loyers grâce à une campagne d’information et d’accompagnement aux droits des locataires
  • Devenir une région engagée pour l’arrêt des expulsions sans relogement en créant une structure d’accompagnement des droits des locataires dans chaque département, sur le modèle de l’Espace solidarité Habitat de la Fondation Abbé Pierre à Paris

Diviser par deux les émissions de gaz à effet de serre du bâtiment grâce à la rénovation énergétique

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La principale contribution directe de l’Île-de-France aux émissions de gaz à effet de serre est son bâti (50% des émissions régionales). La stratégie d’économies d’énergie, couplée avec une politique de sobriété des usages est la plus pertinente pour diminuer notre contribution aux dérèglements climatiques et améliorer directement les conditions de vie des Franciliennes et des Franciliens. La rénovation énergétique du bâti francilien est une mesure qui fait du bien au climat et au porte monnaie ! 

  • Des dispositifs de tiers financement avec Île-de-France Energies : les travaux de rénovation des particuliers seront financés progressivement grâce aux économies d’énergie réalisées sans que le propriétaire ne débourse aucun fond 
  • Mettre en place un Observatoire régional de la précarité énergétique et garantir une meilleure information des dispositifs d’aide régional pour la rénovation 
  • Faire de l’Île-de-France un leader européen de la construction écologique en rénovant l’éclairage et le bâti public, en commençant par les lycées 
  • Encourager et prescrire les diagnostics thermiques des logements sur le modèle “SOLENI” d’accompagnement à la maîtrise de l’énergie pour les ménages en précarité. 
  • Création d’un service public régional de la performance et de la sobriété énergétique pour diminuer collectivement les usages énergétiques à tous les niveaux  et proposer des financements adaptés
  • Développer les opérations d’autoconsommation collective pour lutter durablement contre la précarité énergétique

Des transports du quotidien fiables et confortables

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La galère des transports est causée par le manque d’investissement dans le réseau du quotidien ainsi que par son niveau de saturation. La Région écologiste réorientera les politiques budgétaires pour améliorer en priorité l’offre de transport existante pour la rendre fiable, ponctuelle et accessible. Nous abandonnerons les infrastructures polluantes et non désirées comme le CDG Express et les lignes 17 au Bourget et 18 à Massy. Nous renforcerons l’offre de transport nécessaire pour désenclaver la Région. 

  • Investir dans l’amélioration des lignes du quotidien comme les RER B, C et D : améliorer les ascenseurs et les escalators, rénover les trains, développer la signalisation automatique, investir sur les infrastructures, créer un centre de commande unifié SNCF/RATP avant l’arrivée de Nexteo pour garantir la fiabilité des trains 
  • Relancer les études sur l’élargissement du tunnel des Halles
  • Désaturer la Gare du Nord en créant une gare de correspondance à Pleyel St Denis
  • Prolonger des lignes véritablement utiles aux Francilien·nes T5 T7, T11, T12 jusqu’à Versailles, T13, M4, M11 etc. 
  • Remettre en cause les projets de déconnexion de branche, dont celui du RER D, qui empêchent les Francilien·nes de se rendre directement à Paris ou en petite couronne et les obligent à changer de train sur une même ligne
  • Généraliser le bus “quart d’heure” en grande couronne et augmenter l’offre d’au moins 50%
  • Antistress publicitaire : suppression progressive des publicités dans les transports, en commençant par les écrans numériques 
  • Extension de l’offre de transports de nuit, notamment circulation 24/24 des tramways, en veillant à ne pas gêner les riverains 

Atteindre enfin l’accessibilité universelle des transports en commun

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  • 100% des bus et des trains accessibles aux poussettes, aux fauteuils roulants et aux vélos d’ici 2030
  • Accélération de la mise en accessibilité des gares et stations de métro
  • Le réseau de transport adapté aux personnes en situation de handicap et limitées dans leurs déplacements (PAM), géré actuellement par les seuls départements, sera redéployé de manière concertée avec les EPCI et les communautés de communes afin de fonctionner comme un véritable transport à la demande qui couvre l’intégralité du territoire, y compris les franges de la région et l’ensemble des usages
  • L’ensemble des outils de communication, de signalisation et d’information d’île-de-France Mobilités seront accessibles pour les Francilien·nes concerné·es par les handicaps sensoriels, dont le FALC “facile à lire et à comprendre”. 

Des réseaux de transports plus attractifs et plus sûrs

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Si l’insécurité dans les transports en commun fait l’objet de projections parfois exagérées diffusées par leurs contempteurs, il est clair qu’ils demeurent souvent très hostiles aux femmes, dont 100% ont déjà subi une agression sexiste dans le cadre de leurs déplacements. 

  • Former le personnel des opérateurs de transport en commun sur la réponse aux agressions sexistes
  • Création de brigades de prévention des violences et de prise en charge des personnes vulnérables
  • Outil de signalement d’injure ou d’agression à travers l’application Navigo +, par SMS et téléphone. Chaque signalement est suivi par IDFM, les bandes de vidéosurveillance seront automatiquement enregistrées et versées au dossier de plainte
  • Île-de-France  Mobilités se portera partie civile en lieu et place des victimes en cas d’agression sexiste. 
  • Exiger de l’État le retour des forces de sécurité qu’il a supprimées (500 policiers et gendarmes)

Un seul Pass Navigo + pour tous les déplacements

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L’offre Navigo n’est pas adaptée à l’ensemble des transports présents sur la Région. Résultat : les forfaits s’accumulent, les tickets se multiplient et les prix augmentent. Les écologistes proposent un service d’offre globale incluant l’ensemble des transports. L’accès aux transports en commun est un enjeu environnemental et social, la tarification doit permettre à tous·tes les Francilien·nes d’accéder à ce service de façon équitable. 

  • Navigo + : une offre unique pour une vingtaine de transports y compris les transports à la demande et les transports dédiés aux personnes en situation de handicap
  • Généralisation du ticket unique intermodal pour 90 minutes pour TOUS les transports (vélo, bus, ferré TàD)
  • Application Navigo + : les horaires et les itinéraires croisant tous les modes de transports, l’état du trafic en temps réel y compris en grande couronne 
  • Outil de signalement des incidents et désagréments intégré directement à l’application
  • Data ouverte pour que les usager·es puissent s’en emparer et proposer des améliorations

Une tarification sociale adaptée à toutes et tous

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  • Gratuité du pass pour tous les moins de 18 ans 
  • Accessibilité au Pass Imagin’R pour tous les moins de 25 ans même non-étudiant·es
  • Ticket toutes zones le week-end et vacances scolaires à 5 euros pour toute la famille 
  • Des forfaits à moins 50% pour les retraités

1700 km de pistes cyclables et don de vélo pour les lycéen·nes

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Les écologistes veulent développer le vélo et la marche en Île-de-France pour désaturer les transports en commun et faire du vélo et de la marche des transports de masse. Les mobilités douces garantissent la pleine santé des Francilien·nes en encourageant l’activité physique et en évitant les pollutions de l’air et les pollutions sonores. 

  • Un réseau cyclable sécurisé irriguant toute l’ile de France, et des zones urbaines 100% cyclables. Création d’un réseau structurant “RER Vélo” à l’échelle de la région et diffusion d’une signalétique vélo régionale.  1700 km de voies vélo d’ici 2027 en enrobé
  • Expérimentation de voies cyclables en pneus, plastique recyclé, etc
  • Distribution progressive de vélos neufs à tous les lycéen·nes et développer les cours de vélo pour les jeunes et les adultes et création du brevet régional cycliste
  • Prêt de vélos reconditionnés  comme à la Métropole de Lyon
  • Créer une direction “vélo” au sein d’Île-de-France Mobilités, en gestion concertée avec les habitant·es de la Région
  • Promouvoir le vélo du dernier kilomètre en incluant au pass unique Navigo + l’accès à un vélo en libre-service et à des stationnements sécurisés dans les gares et les pôles multimodaux
  • Abonnement location de vélo longue durée à 1 euro pour les jeunes précaires, 10 euros pour les autres 
  • Gares 100% cyclables et accessibles universellement avec parkings sécurisés et services de réparation et de petit entretien en nombre suffisants et intégrés à l’offre Navigo + 
  • Élargir l’ensemble des dispositifs de mobilité douce à la subvention régionale “vélos adaptés” conquise par les écologistes et l’ouvrir à toutes les personnes en ayant besoin, quel que soit le taux d’incapacité reconnu par la MDPH, y compris les dispositifs de roues électriques pour les utilisateur·ices de fauteuils roulants manuels.
  • Créer un indice de cyclabilité visant à attribuer une note aux communes en fonction des infrastructures vélo mises à disposition des usagers dans les gares et les lycées 
  • Soutenir le projet Vélo expresS porté par l’AF3V
  • Conditionner les subventions concernant les aménagements routiers à leur conformité vérifiée avec la Loi d’orientation des mobilité, en concertation avec les fédérations cyclistes
  • Pose systématique du panneau routier « dépassement 1m50 » avec l’ajout « rappel » sur toutes les routes gérées par la Région, ainsi que celui de la Sécurité Routière « La route se partage »
  • Augmentation significative du nombre de places pour le nombre minimum de vélos non démontés dans les TER dès 2022
  • Mise en application de la réglementation portant à 6 le nombre minimum de vélos non démontés dans les bus et cars gérés par la Région dès 2022
  • Aider à la mise en place de « pédibus » et « vélobus » (groupes d’enfants accompagnés se rendant à l’école à pied ou en vélo)

Relancer l’activité de nos villages et communes rurales

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Paris et sa petite couronne concentrent la majorité des activités de la Région : 68% des emplois sont ainsi concentrés sur 6% du territoire. Les écologistes veulent garantir un accès équitable aux infrastructures et aux services aux habitants de l’ensemble de la Région, y compris en grande couronne. 

  • Une desserte de transports en commun fine et adaptée à la demande : extension des zones et plages horaires du transport à la demande 
  • Une solution de transport en commun à 15 minutes de chez soi, création de pôles de mobilité regroupant station vélos, bornes de recharges, station de covoiturage, station transport à la demande, dans les villes et villages sans offre de transport public ou partagé, en concertation avec les communes et EPCI
  • Généralisation de parkings relais en grande couronne avec bornes de recharges électriques et services d’autopartage électrique
  • Organiser le retour des activités économiques et commerciales dans nos quartiers et nos villages pour les faire revivre, ne plus construire en plein champ. Soutenir la transition numérique et écologique des petits commerces
  • Rapprocher les emplois des logements grâce à la planification urbaine, ou en encourageant le télétravail 
  • Maintenir le soutien à la création d’espaces de travail partagés pour diminuer les trajets domicile-travail
  • Construction de lycées de taille moyenne en zone rurale pour rapprocher les logements des établissements scolaires
  • Utiliser la taxe sur la création de locaux à usage de bureaux pour limiter ou encourager la création de nouveaux espaces de travail

Plan régional pour l’égalité dans les quartiers

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Les quartiers populaires ont été complètement abandonnés par la droite qui a arrêté de soutenir la politique de la ville. Alors que les inégalités territoriales ne cessent d’augmenter depuis plus de vingt ans, il est temps de lutter contre les assignations à résidence et les inégalités

  • Rétablissement des subventions liées à la politique de la ville, supprimées par la droite et le centre
  • En lien avec la stratégie nationale “coeur de ville”, revitalisation des quartiers en soutenant les commerces et les associations locales
  • Contractualisation des politiques d’aménagement pour laisser plus de place à la nature, créer des espaces verts et des îlots de fraîcheur
  • Politique économique et de l’emploi sectorisée à partir de diagnostics régionaux. Soutenir au moins dix zones “zéro chômeur de longue durée”
  • Soutien aux initiatives locales et aux pôles territoriaux de coopération économique
  • Subventions de fonctionnement pluriannuelles pour les associations locales et les centres d’animation socioculturelle
  • 30 000 emplois tremplin pour l’intérêt général
  • Diagnostic économique de territoire et soutien aux missions locales
  • Rénovation de 130 lycées en ciblant les plus délabrés pour des conditions d’étude dignes et confortables.
  • Expérimentation de programmes de sécurité sociale alimentaire pour que tout le monde ait accès à une alimentation de qualité
  • Modernisation des transports du quotidien, en priorité les RER B et D
  • Soutien et financement des testings pour lutter contre les discriminations et prévenir les discriminations sexistes, racistes, validistes et LGBTQphobes à l’embauche dans les entreprises ; résultats rendus publics
  • Région partie civile aux côtés des victimes et si besoin portera plainte en lieu et place pour obtenir justice

Élections régionales - Juin 2021