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Se soigner et prendre soin les uns des autres

L’Île-de-France est une des régions les plus riches du monde, qui concentre près d’un tiers du PIB français. Pourtant, nombre de Franciliens et Franciliennes connaissent des situations de pauvreté, de précarité et d’exclusion. Métropole mondiale, le centre de la région est un creuset des flux mondiaux et accueille chaque année des personnes venant du monde entier. Notre responsabilité est de proposer un avenir à chacun·e, d’où qu’il ou elle vienne et en particulier d’intégrer les personnes réfugiées. Les inégalités entre les territoires concentrant les richesses et ceux concentrant la pauvreté se sont accrues ces dernières années. Une Région écologiste doit avoir pour objectif d’atténuer ces inégalités et de permettre à tous·tes ses habitant·es de vivre dignement, de manière intégrée à leur environnement social.

Les écologistes défendent la santé pour toutes et tous. Pour prévenir les crises sanitaires, un plan Pasteur financera la recherche et anticipera les prochaines épidémies. L’offre de santé du quotidien sera accessible dans tous les territoires grâce à la création de centres de santé dans chaque désert médical. Pour lutter contre toutes les maladies évitables, nous améliorerons notre cadre de vie et lutterons contre les pollutions et la dégradation de notre environnement.

Nos engagements

01. Pour un Plan de santé globale en Île-de-France 

Déserts médicaux, cherté des consultations, saturation des centres médico-psychologiques… la crise sanitaire n’a fait que renforcer les inégalités d’accès aux soins en Île-de-France. Elle a également montré l’importance de l’échelon territorial dans la réactivité face à l’épidémie. La question d’une plus grande implication du niveau régional dans l’organisation du système de santé se pose. Elle pourrait conduire à un accroissement des compétences des régions à ce niveau. La pandémie a aussi montré qu’il était nécessaire de renforcer la résilience de notre système de santé face aux crises inattendues.

La crise sanitaire, les confinements, la distanciation sociale…  plus jamais ça ! Nous souhaitons préparer l’Île-de-France aux risques à venir et lutter contre les maladies évitables. Mais surtout, nous souhaitons favoriser l’accès aux soins pour toutes et tous en multipliant l’offre et en réduisant les coûts. Parce que le droit à la santé est un droit fondamental, universel et inaliénable. Nous souhaitons faire de la pleine santé un critère de réussite des politiques régionales.

02. Renforcer nos liens

Crise économique, crise sanitaire, crise sociale, tous ces épisodes à répétition n’ont fait que renforcer le délitement du lien social. Région la plus riche, l’Île-de-France est également la championne des inégalités. La montée des violences est significative de cet écart qui ne fait que se creuser entre les différents territoires.  Aujourd’hui, plus que jamais, il est indispensable de refaire société, de renforcer la qualité du lien social. Cette politique de cohésion passe par l’inclusion de toutes les populations et notamment les personnes exilé·es, les femmes, les personnes âgées, ou encore les LGBT+.

Les écologistes veulent dessiner une région qui encourage le vivre ensemble et qui ne laisse personne de côté. Nous soutiendrons les associations, créatrices de lien social et nous travaillerons à l’émergence d’une Île-de-France zéro discrimination et zéro violence.

03. Vers une sécurité sociale de l’alimentation

Depuis le début de la crise sanitaire, les files d’attente des distributions alimentaires se sont allongées de manière spectaculaire. Ce phénomène révèle les fragilités de notre Région : la moitié de l’Île-de-France est composée de terres agricoles très fertiles mais des milliers de Francilien·nes ne mangent pas à leur faim. 

La santé est un bien commun, l’alimentation notre première médecine. Il est urgent de construire un système agricole et alimentaire capable d’assurer l’accès à une alimentation de qualité et choisie pour toutes et tous. 

La Région écologiste sera le fer de lance pour la mise en place d’une sécurité sociale de l’alimentation en Île-de-France. Ce dispositif  permettra d’assurer le droit à une alimentation saine pour chaque francilien·ne et de garantir un revenu juste ainsi que de bonnes conditions de travail aux agriculteurs et agricultrices. 

securitesocialealimentaire_idfecologie©PhilippeLabrosse

Nos propositions

Un plan Pasteur contre les épidémies

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La crise sanitaire montre également que notre recherche est limitée par le manque d’anticipation et d’orientation stratégique des crédits de recherche. Les zoonoses sont des maladies qui résultent des menaces et des prédations sur nos écosystèmes, qu’il convient d’étudier et de mieux comprendre pour mieux les protéger, mieux nous protéger. Nous pouvons prévenir certaines maladies en Île-de-France en relocalisant l’économie de la santé, en investissant dans la recherche et en luttant contre les pollutions et les perturbateurs endocriniens. 

  • Un plan Pasteur pour mobiliser les laboratoires, la recherche pour trouver les traitements et les vaccins aux maladies émergentes
  • Renforcer les missions santé environnementale de l’Observatoire régional de la santé, en lien avec l’Agence régionale de la biodiversité et l’Agence régionale de santé. L’élaboration du plan de santé régional de la santé environnementale fera l’objet d’une large consultation en associant le CESER, les réseaux associatifs et les professionnels de la santé et de la recherche.
  • Réhabilitation des établissements publics de santé et des lieux de formation, opposition à toute suppression de lits, postes et hôpitaux.

1,5 milliards contre le bruit et la pollution de l’air

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  • Lutte contre les pollutions en Île-de-France y compris dans les lycées et les transports en commun avec des purificateurs d’air des études et investissements dans la construction et la rénovation de bâtiments anti pollution de l’air (architecture, matériaux…)
  • Promotion des mobilités douces, diminution du trafic aérien et routier pour diminuer la pollution atmosphérique et sonore. Zéro extension d’aéroports, couvre-feu à Roissy CDG et études pour la reconversion de l’aéroport du Bourget en un pôle industriel et agricole de la transition écologique. Appui à la Maison des organisations syndicales de la zone aéroportuaire de Roissy (MOSZAR), pour informer les salarié·es et encourager leur orientation vers les dispositifs de formation professionnelle. Abandonner tout soutien aux projets de taxis volants et autres livraisons par drones
  • Installation de radars sonores fixes et mobiles. Insonorisation du rail et traitement des 200 points noirs d’ici la fin du mandat
  • Création d’une Agence Régionale contre les perturbateurs endocriniens chargée de mener des études  ainsi que des campagnes de sensibilisation et de plaidoyer. Fonds de soutien aux lanceuses et lanceurs d’alertes et aux associations de victimes d’atteintes sanitaires et environnementales
  • Les études d’évaluation d’impact sur la santé seront généralisées et permettront de prévenir et de lutter contre le racisme environnemental, en particulier concernant l’implantation des aires d’accueil des gens du voyage
  • Les conséquences économiques et sanitaires des pollutions de l’eau des sols et lumineuses feront l’objet d’évaluations régulières de la part des agences régionales

Des centres de santé pour lutter contre les déserts médicaux

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L’Île-de-France est la région la plus riche et la plus peuplée de France pourtant, 14,6% de la population vit dans une zone sous-dotée en médecins généralistes (contre 5,7% au niveau national). De nombreuses personnes n’ont pas accès aux soins pour des raisons diverses. Nous souhaitons que chacune et chacun puisse se soigner correctement, peu importe sa situation géographique, socio-économique, son origine, son genre.

  • Garantir un accès à des soins à moins de 15 minutes de chez soi en éradiquant les déserts médicaux et la cherté des soins en finançant l’installation de centres de santé pluridisciplinaires accessibles pour tout le monde et en facilitant le logement des professionel·les de santé. Un GIP sera créé pour aider les collectivités volontaires à salarier directement des médecins.
  • Coordonner les Plans Régionaux Santé Environnement (Région), Plans Régionaux Santé au Travail (DIRECCTE et CARSAT) et Plans Régionaux Santé (ARS) afin de permettre une meilleure coordination de leurs actions au bénéfice de la santé globale.
  • Inciter les collectivités à intégrer les enjeux de santé dans leurs documents de planification.
  • Prendre soin des personnes en marge du système de santé en développant les offres de soins dédiées telles que des antennes mobiles ou des salles de consommation à moindre risque
  • Généraliser pour tous·tes les étudiant·es la contribution régionale à leur couverture médicale et augmenter le panier minimal de soins et retour de la contraception gratuite.
  • Mise en place en lien avec les départements et les communes d’un forfait régional de 3 à 5h pour l’accompagnement des enfants et jeunes majeurs (AEEH jusqu’à 20 ans) en situation de handicap pour les temps périscolaires, de cantines et d’accompagnements « empêchés » pour la mère et le père de l’enfant/des enfants.
  • La Région écologiste se portera candidate pour l’expérimentation de la légalisation du cannabis et la dépénalisation des usages de drogues dans un objectif sanitaire de réduction des risques

Un plan pour la santé mentale

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En France, la santé mentale est encore trop souvent un sujet tabou. Malgré la qualité de notre système de santé, les soins psychologiques ne sont que rarement pris en compte par l’assurance maladie et l’offre n’est pas assez développée. La crise sanitaire n’a fait que renforcer les besoins et la psychiatrie publique est en difficulté pour répondre à cette demande

  • Rendre les soins psychologiques accessibles à travers un plan santé mentale s’appuyant notamment sur les Centres Médico-Psycho-Pédagogiques (CMPP) et des Centre Médico-Psychologique (CMP) et en créer de nouveaux dans des zones peu couvertes
  • La prévention primaire : des programmes de santé mentale (pas des soins mais prévention du stress, lieu d’écoute et d’entraide etc.), de nutrition et activité physique (essentiel pour les maladies cardiovasculaires), santé sexuelle (qui couvre la contraception, l’éducation à la sexualité, le bien être sexuel, les IST et le VIH) etc.
  • Permettre aux jeunes d’avoir accès à des consultations gratuites de psychologues dans chaque établissement scolaire et sur chaque campus universitaire
  • Nous soutiendrons et développerons la démarche “Premiers secours en santé mentale”

Une Région zéro violence, zéro discrimination

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  • Créer un “bouclier social” francilien : réseau d’acteurs et dispositifs d’urgence sociale à débloquer en cas de crise. Coordonner les initiatives de prévention et de soutien aux victimes de violences, notamment intrafamiliales. Soutien aux associations spécialisées, campagnes de formation, d’éducation et d’information, financement de logements dédiés (pour les agresseurs et pour les victimes).
  • Devenir une région 100% accessible, en commençant par les bâtiments et les services régionaux et en soutenant les initiatives associatives. Mise en place d’un observatoire régional de l’accessibilité universelle, et accompagner les collectivités  concluant des conventions France Services. 
  • Développer les solutions d’accueil de réfugié·es et/ou d’étudiants en soutenant les colocations solidaires, en intercalaire, dans les projets immobiliers.
  • Mieux former les professionnel·les de santé en rétablissant les modules de prévention des violences sexuelles et intrafamiliales et rendre gratuites les formations sanitaires et sociales
  • Coordonner les initiatives de prévention et de soutien aux victimes de violences, entre les différentes institutions qui accompagne des victimes
  • Mener, en lien avec l’Agence régionale de santé, des campagnes de sensibilisation contre les violences gynécologiques et obstétriques et favorisant la prise en charge bienveillante de tous les publics
  • Favoriser l’accès aux soins et à la prévention des personnes LGBT en aidant à la création de lieux d’accueil, d’écoute et de prévention, ouverts à toutes et tous, anonymes et gratuits
  • Facilitation du changement de prénom et de genre sur l’état civil pour les personnes transgenres et intersexes
  • Financement de nouveaux centre d’hébergement et d’accompagnement pour les jeunes personnes LGBTQ+ expulsés de chez elles et victimes de violences
  • Intensification de la lutte contre le VIH en transposant le plan “Paris sans Sida” à toute l’Île-de-France en partenariat avec l’ARS. Campagnes d’informations sur la PrEP (Prophylaxie Pré-Exposition) et plan régional de prévention aux risques du chemsex.

Pour une Région féministe

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  • Des transports où les femmes se sentent en sécurité grâce à la formation du personnel sur la réponse aux agressions sexuelles et sexistes et à la création de brigades de prévention des violences et de prise en charge des personnes vulnérables.
  • Tolérance zéro sur le harcèlement dans les transports : plainte systématique de la région aux côtés et/ou en place des victimes de harcèlement dans les transports, accompagnement des associations pour la prise en charge des victimes de harcèlement. 
  • Sensibilisation et formation des jeunes et du personnel pédagogique aux inégalités de genre et à la lutte contre les violences (et en particulier contre le cyberharcèlement) et les LGBTQphobies en partenariat avec le Centre Hubertine Auclert et les associations féministes.
  • Distribution de protections périodiques réutilisables (mooncups, serviettes lavables…) en complément des protections jetables, ainsi que des urinoirs lavables aux jeunes entre 13 et 25 ans et aux personnes en situation de précarité
  • Mise en place systématique de distributeurs de protection hygiéniques dans tous les lycées, les stations de métros et les espaces publics
  • Financement d’ateliers d’éducation à des comportements non-sexistes. 
  • Une administration exemplaire avec une vice-présidente à l’égalité femme-homme, une budgétisation du conseil régional sensible au genre et une critérisation des aides économiques en fonction des résultats obtenus sur l’égalité professionnelle et la prévention des violences
  • Ecriture épicène dans tous les documents publiés par la région et protocoles de sensibilisation à l’écriture inclusive dans les lycées
  • Grande conférence régionale de la parentalité pour faire avancer l’égalité femmes-hommes et mobiliser l’ensemble des employeurs dans la prise en compte de cet enjeu
  • Aide spécifique à l’entrepreneuriat féminin et appui à la féminisation de certains métiers grâce à la formation professionnelle
  • Soutien aux maternités engagées comme et aux maisons de naissance
  • Soutien financier accrue aux centres du Planning Familial, en particulier dans les secteurs où des centres ont fermé
  • Renforcement des moyens du centre Hubertine Auclert et augmentation du soutien aux associations de terrain
  • Soutien à la lutte contre l’endométriose : développement de “filières régionales endométriose”, campagnes d’information et de sensibilisation dans les lycées et les maisons de santé, soutien aux politiques mises en œuvre par les ARS. Nous appuierons particulièrement l’accès à l’information dans les zones rurales et quartiers populaires

Sécurité sociale de l’alimentation

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Bien se nourrir est un droit universel. En Île-de-France, des centaines de milliers de personnes dépendent de l’aide alimentaire pour survivre. Il ne s’agit pas seulement de garantir l’accès à une alimentation suffisante en quantité, la Région doit garantir une alimentation saine et de qualité pour tous les Francilien·nes.

  • Distribution de chèques alimentaires d’une valeur de 150€ à chaque foyer francilien en collaboration avec les Centres Communaux d’Action Sociale et les caisses de sécurité sociale régionales. Ils pourront être dépensés auprès de fournisseurs identifiés et contractualisés : AMAP, magasins de distributions de produits bio et locaux, biocoop, etc.
  • Accompagnement à l’ouverture d’espaces de dialogue avec les différents acteurs pour développer une véritable démocratie alimentaire.

Adapter le domicile aux besoins spécifiques (Mon Ehpad chez moi)

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Face à une population vieillissante en IDF le besoin de maintenir à domicile permet d’éviter de construire des structures privées, coûteuses et éloignées du cadre de vie des personnes âgées. Cela permet également de créer des emplois relevant de l’accompagnement et de l’entraide et d’adapter l’environnement ( voirie, transport, etc ) pour permettre aux personnes en perte d’autonomie de continuer à pratiquer des activités sportives et culturelles proches de leur lieu de vie. 

  • Soutien aux projets de dispositif de type « EHPAD à Domicile Public », afin de proposer un panel de services d’aides et de soins à domicile pour des personnes âgées en perte d’autonomie. 
  • Développement de services polyvalents d’aide et de soins à domicile SPASAD dans chaque territoire et renforcement de leurs missions et en lien avec les Maisons départementales des personnes handicapées. 
  • Pour les personnes en situation de handicap de tout âge, les écologistes augmenteront le concours financier complémentaire aux bénéficiaires de L’ACTP et de la PCH en Île-de-France pour les aides techniques et pour l’adaptation du logement sur une durée conventionnée avec les 8 Maisons départementales des personnes handicapées (MDPH) d’Île-de-France de 5 années pour tous les handicaps (2ème et 3ème éléments de la prestation de compensation du handicap – fonds de compensation). Les financements de la région Île-de-France prendront en compte les situations qui excluent les personnes évaluées comme non éligibles, dont les personnes de petite taille, les personnes en situation de handicap psychique.

Élections régionales - Juin 2021